Chine/Allemagne/Europe
Si une Europe politique reste toujours à naître, sa conception aura eu lieu à Pékin la semaine dernière, pendant la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, estime Francesco Sici dans Asia Times. Angela Merkel a promis que l’euro ne s’effondrera pas et a implicitement admis que l’Allemagne s’engagerait afin d’éviter les terribles désastres qui pourraient s’ensuivre si de grandes économies comme l’Italie, étaient en défaut de paiement. Pékin avait besoin de cette promesse pour garantir que la Chine gardera les obligations européennes qu’elle détient déjà. La Chine a une grande admiration pour l’Allemagne. Mais même si son succès en Chine peut être une marque de confiance, il peut aussi être un fardeau pour la politique européenne encore à naître. L’Allemagne est certainement le leader de la future politique européenne mais elle ne peut être toute l’Europe. Et la Chine reste prudente, M. Wen Jiabao déclarait ainsi lors de la conférence conjointe avec Angela Merkel : « la Chine réfléchit actuellement à accroître sa part dans la résolution de la crise de la dette au travers de supports comme le Fonds de Stabilité Monétaire et l’ESM (European Stability Mechanism)), se référant au Mécanisme de Stabilité Monétaire, qui doit venir en application en Juillet prochain (Asia Times, 9 Février 2012)
Inde/Politique économique
2012 sera l’année où l’économie indienne va se retrouver dans l’abîme, estime avec pessimisme l’hebdomadaire India Today. Il y aura peu
d’opportunités d’emplois pour ceux qui cherchent du travail. L’inflation va rester élevée autour de 7%, et surtout la croissance ne devrait pas dépasser 6%. Le style de gouvernance du gouvernement (UPA) avec l’indécision qui le caractérise, presque paralytique au cours des 12 derniers mois, son déni de la situation précaire de l’économie et de son rôle dans cet état de fait pourraient profondément endommager l’économie. Le gouvernement a pourtant pléthore d’options qui pourraient redonner confiance. Il pourrait notamment pousser les investissements étrangers dans le commerce multi marques. Il pourrait aussi libérer les restrictions sur les investissements étrangers dans d’autres secteurs comme l’assurance. La question est, le veut-il ? (India Today, 31 Décembre 2011)
Chine/Croissance économique/Asie du Sud Est
L’Asie du Sud Est a bénéficié par ricochet de la résistance de la Chine, la forte demande en Chine ayant en effet aidé la région à sortir de la crise financière de 2008-2009. Des doutes apparaissant aujourd’hui quant à la résistance de la Chine en 2012 face au bouleversement économique mondial, les perspectives pour la région s’assombrissent. Si la Chine s'affaiblit, jusqu’où ira la chute pour l’Asie du Sud Est ? (Asia Times, 27 Décembre 2011)
Chine/Myanmar/Stratégie/Politique économique
Il y a plutôt un consensus parmi les militaires au Myanmar sur le fait que le pays est devenu trop dépendant de la Chine et qu’il a dévié de sa politique étrangère traditionnelle et neutraliste. Qu’il s’agisse du commerce du bois, des barrages ou de l’afflux de chinois migrants, la population birmane a commencé à manifester son mécontentement vis à vis de la Chine.
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Myanmar/Birmanie/Inde/Chine/Stratégie Politique
La route vers le Myanmar est vitale pour la politique du « Look East » de l’Inde, un moyen pour étendre son commerce, ses investissements et son influence vers l’Est. L’Inde a déroulé le tapis rouge au président du Myanmar Thein Sein quand il est arrivé à New Delhi pour une visite de trois jours le 14 octobre dernier, ajoutant aux spéculations que le Myanmar vise à réduire sa forte dépendance à la Chine et à faire plus de place à l’Inde. Mais avant que les politiciens indiens puissent construire leur propre grande route pour relier le pays au travers du Myanmar vers l’Asie continentale du Sud Est, une solution durable doit être trouvée pour résoudre les insurrections ethniques et autres problèmes de sécurité dans l’arrière pays du Nord Est du pays. De plus il lui faudra combler les nids de poule de certaines routes, dans
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Chine/Inde/Politique économique/Chindia
Avec autant d’économies dans le monde en triste état, la puissance combinée de la Chine et de l’Inde pourrait-elle être le fer de lance de la croissance mondiale, s’interroge l’auteur de l’article. Est-elle à la hauteur de la tâche ? Il y a une dualité Chine-Inde. Ces deux géants sur le point d’être des superpuissances sont plus rivaux que partenaires et continuent à vivre dans deux univers parallèles. Pourtant d'après la déclaration de l'industriel indien Ratan Tata « La Chine est l’usine du monde ; l’Inde peut être le centre d’expertise de cette région … Si nous nous mettons à travailler ensemble, nous pouvons être une force formidable pour les deux nations ». C’est ambitieux et peut-être irréaliste. Même si l’Inde peut se prévaloir jusqu’à présent d’une meilleure image dans le monde que la Chine, quelle voie économique, Chine ou Inde – essentiellement capitalisme d’Etat versus entreprise privée – est viable ? Quelle est la société la plus durable ? Quelle nation a le sens le plus fort de sa destinée ? La planète entière veut et a besoin de savoir (Time Magazine, 10 Novembre 2011)
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Chine/Politique/Croissance économique
Les tensions entre la classe moyenne prospère et les pauvres vont rendre la Chine plus difficile à gouverner, estime the Economist. L’histoire d’amour
entre un Parti qui se revendique du prolétariat et ses soutiens actuels dans la classe moyenne, est actuellement menacée. A la base, le ralentissement inévitable de la croissance économique. Si le Parti veut maintenir la paix dans les villes et s’il continue à attirer des migrants en nombre, il faut qu’il en fasse des habitants urbains à part entière avec un pouvoir de consommation. Si par contre, la "bourgeoisie" commence à manifester, le Parti sera alors confronté à un vieux dilemme : libéraliser ou mettre en place la répression (economist.com, 23 Juin 2011)
Chine/Etats-Unis/Politique économique
Les Etats-Unis ont très peu progressé dans les négociations économiques avec la Chine, déclare un sénateur démocrate, M. Sandy Levin. Mais pour M. Tim
Geithner, le secrétaire d’Etat américain aux Finances, il y a eu « un virage prometteur » dans la politique économique de la Chine : Pékin s’est ainsi engagé à ne pas faire de discriminations envers des sociétés étrangères dans le cadre de marchés publics et d’ouvrir plus le secteur financier aux investisseurs. Les Etats-Unis se sont pour leur part engagés à prendre pleinement en compte la demande par la Chine d’un traitement juste des exportations des produits tels que ceux relevant de la technologie high-tech américaine (Financial Times 11-13 Mai 2011)
Inde/Politique économique/Bureaucratie
En fin de carrière, Ratan Tata, président du groupe Tata, se dit frustré de n’avoir pu se développer davantage dans son Inde natale. Il explique que les
délais bureaucratiques, les règlementations arbitraires et la corruption généralisée ont contrecarré ses ambitions dans des secteurs tels que l’acier, l’électricité, l’aviation et les télécommunications en Inde. Décu, M. Tata a construit un business international et plus de la moitié du chiffre d’affaires de son groupe se fait maintenant à l’étranger (WSJ Asia, 13/4/2011)
Chine/Budget/Société
La Chine va consacrer 18% de son budget cette année à l’éducation, la sécurité sociale et la construction pour améliorer le quotidien des personnes,
déclarait le Ministre des Finances, M. Xie Xuren, le 20 Mars 2011 lors du China Development Forum 2011 à Pékin. Le pays veut s’orienter vers une réforme de la fiscalité qui permettrait de supporter la charge financière des revenus les plus bas, ajoutait M. Xie Xuren (Shanghai Daily, 21 Mars 2011)
Chine/Politique économique/Social
Le premier ministre chinois reconnaissait lors de la session annuelle du Congrès du Peuple cette semaine le grand écart de revenus entre riches et pauvres
en Chine. Il annonçait un certain nombre de mesures sociales pour répondre au « droit au bonheur » du peuple comme un système de paiement régulier pour les ouvriers et un salaire minimum. Il ajoutait que la Chine allait faire du contrôle de l’inflation une vraie priorité cette année. Le gouvernement semble ainsi vouloir prendre en compte les signes de mécontentement qui se sont manifestés récemment en Chine (Asia Times, 8 Mars 2011)
Inde/Politique économique
Dans un discours à l’adresse de grands dirigeants d’entreprises, M. Mukesh Ambani, le plus riche industriel indien, président de Reliance Industries,
reprochait au premier ministre indien, de ne pas être suffisamment audacieux pour faire que l’Inde devienne une économie de premier plan et une puissance mondiale. Il critiquait les petites réformes sans signification et regrettait le manque de vision des dirigeants du pays (Financial Times, 1 Mars 2011).
Inde/Politique économique/Inflation
Au moins 100 000 manifestants ont défilé ce 23 février à Delhi contre la hausse des prix des produits alimentaires, cherchant ainsi à mettre la pression
sur une administration actuellement sous le coup des scandales de corruption. Début Février, le premier ministre indien M. Manmohan Singh, déclarait pour sa part que la hausse des prix pouvait être une menace pour la croissance économique du pays (Economic Times, 23 Février 2011)
Chine/Politique économique/G 20
Le ministre chinois des finances M. Xie Xuren, appelait lors de la réunion du G 20 à Paris, toutes les grandes économies à renforcer leur coopération
concernant l’économie mondiale et à maintenir la stabilité de leurs principales monnaies de réserve. M. Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale chinoise, réclamait des discussions actives sur les directions que peut prendre la réforme du Fonds Monétaire International (FMI), ainsi qu’un rôle accru des Droits de Tirage Spéciaux (Global Times, 20 Février 2011)
Inde/Politique économique/G 20
Le Ministre indien des Finances, M. Pranab Mukerjee, qui s’adressait à ses homologues lors du sommet du G 20 à Paris, déclarait que pour résoudre le
problème des déséquilibres économiques, il faut un esprit de coopération multilatérale, et reconnaître que les grandes lignes de conduite sont non seulement dans l’intérêt de l’économie mondiale mais aussi dans celui des économies individuelles quelque soit leur taille ou leur actuel taux de croissance. Il faisait aussi remarquer que l'Inde a peu ou pas contribué à ces déséquilibres ( India Infoline, 20 Février 2011)